dimanche 4 octobre 2026 - 15:37
Souveraineté, c’est pour l’Irak la capacité de décider en toute indépendance

Hawzah/L’ayatollah Sayyed Yassine al-Moussavi a souligné que le retrait des forces américaines d’Irak devait être pleinement effectif à la date prévue. Il a appelé à veiller à ce qu’aucun militaire américain ne reste dans le pays sous couvert de formation ou sous quelque autre prétexte que ce soit.

Irak (A.P.Hawzah) – L’ayatollah Sayyed Yassine al-Moussavi, imam de la prière du vendredi de Bagdad et figure éminente du séminaire religieux de Najaf, a consacré son sermon politique du 2 octobre 2026 aux déclarations des responsables irakiens sur le retrait complet des forces américaines et étrangères du pays.

Se disant optimiste quant à la mise en œuvre effective de ces déclarations, il a toutefois rappelé que les expériences passées avaient conduit les Irakiens à rester méfiants à l’égard des promesses américaines.

L’imam de la prière du vendredi de Bagdad s’est ensuite interrogé sur les véritables raisons du retrait des forces américaines d’Irak. Il a rejeté l’idée selon laquelle ce départ serait simplement le résultat de négociations ou d’une demande formulée par le gouvernement irakien. Selon lui, les États-Unis ont cherché jusqu’au dernier moment à maintenir leurs forces en Irak, notamment dans le nord du pays.

L’ayatollah Moussavi a affirmé que c’est la Résistance islamique en Irak qui avait contraint les États-Unis à se retirer. En prenant pour cibles les bases et les positions où étaient déployées les forces américaines, elle aurait, selon lui, créé les conditions de leur départ. « Sans la Résistance, les forces américaines n’auraient pas quitté l’Irak », a-t-il déclaré.

Il a également mis en garde contre toute tentative visant à affaiblir la Résistance ou à minimiser l’importance de ses armes. Une telle démarche, a-t-il estimé, rendrait l’Irak plus vulnérable face aux États-Unis et pourrait ouvrir la voie à un retour des forces américaines dans le pays.

Dans le même contexte, l’imam de la prière du vendredi de Bagdad a critiqué les efforts de certains responsables visant à attribuer le retrait des forces américaines à l’action des différents gouvernements irakiens. Il a insisté sur le fait que ce sont les Irakiens eux-mêmes qui, par leur patience, leurs sacrifices et leur résistance, avaient permis d’obtenir ce résultat.

Il a qualifié le retrait des forces américaines de défaite du projet américain en Irak et dans la région.

L’ayatollah Moussavi a ensuite évoqué les évolutions en Irak ainsi que les positions de certains pays arabes et régionaux. Il a relevé que certains d’entre eux avaient largement compté sur le soutien des États-Unis. Or, selon lui, les évolutions régionales ont montré que les capacités américaines à assurer la sécurité de leurs alliés et à les protéger étaient limitées. Les États-Unis, a-t-il ajouté, ne sont pas en mesure de protéger l’ensemble de leurs alliés.

Abordant la question de la souveraineté, l’imam de la prière du vendredi de Bagdad a souligné que celle-ci signifiait que le gouvernement irakien devait pouvoir prendre ses décisions en toute indépendance, sans se soumettre à la volonté d’une quelconque puissance étrangère, qu’il s’agisse des États-Unis, de l’Arabie saoudite, de la Turquie, de la Jordanie ou de l’Iran.

Il a également précisé que la souveraineté impliquait de respecter la volonté du peuple et de répondre à ses revendications.

Critiquant la faiblesse de la position irakienne à l’égard de certains pays voisins, l’ayatollah Moussavi a évoqué la question de Khor Abdallah ainsi que les relations entre l’Irak et le Koweït. Il a estimé qu’un gouvernement fort était celui qui défendait les droits et la dignité de l’Irak et refusait que des volontés étrangères soient imposées au pays.

Il a par ailleurs dénoncé la dépendance de l’Irak à l’égard de certains pays de la région au lieu de renforcer ses propres capacités. Selon lui, la puissance de l’Irak devait avant tout reposer sur son peuple, sa Résistance et ses capacités politiques, économiques et sécuritaires.

Dans une autre partie de son intervention, l’imam de la prière du vendredi de Bagdad a salué le rôle de la République islamique d’Iran dans le soutien aux causes de la région, notamment à la cause palestinienne et à Gaza. Il a rejeté l’idée que ce soutien soit motivé uniquement par les intérêts de l’Iran.

Il a souligné que la République islamique d’Iran avait supporté d’importants coûts et subi de fortes pressions en raison de son soutien aux causes de la Oumma islamique.

En conclusion, l’ayatollah Sayyed Yassine al-Moussavi a insisté sur la nécessité pour l’Irak de disposer d’une capacité de décision indépendante et des moyens de puissance nécessaires pour préserver sa souveraineté et sa dignité. Il a souligné que la souveraineté n’était pas un simple slogan, mais une orientation politique et concrète visant à préserver les intérêts du peuple irakien.

Souveraineté, c’est pour l’Irak la capacité de décider en toute indépendance

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